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Violet Éternité Eurozoom / matheousse
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# Texte
original Eurozoom
# Texte
édité matheousse
{\i1}Je m’appelle Isabella York.
{\i1}Je m’appelle Isabella York.
{\i1}Ceci est la prison où je vis.
{\i1}Ceci est la prison où je vis.
{\i1}À part les ladys, les domestiques
{\i1}À part les ladys, les domestiques
{\i1}et les préceptrices,\Nil n’y a personne.
{\i1}et les préceptrices,\Nil n’y a personne.
{\i1}La cour est isolée et protégée\Npar de très hauts murs.
{\i1}La cour est isolée et protégée\Npar de très hauts murs.
{\i1}Les élèves obtiendront une place
{\i1}Les élèves obtiendront une place
{\i1}dans la haute société,
{\i1}dans la haute société,
{\i1}ou épouseront un homme\Nde la haute société.
{\i1}ou épouseront un homme\Nde la haute société.
{\i1}Je crains de faire partie\Nde ces dernières.
{\i1}Je crains de faire partie\Nde ces dernières.
{\i1}Mais cette fille est différente.
{\i1}Mais cette fille est différente.
{\i1}Elle va où elle veut.
{\i1}Elle va où elle veut.
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{\pos(960,800)\b0\bord0\fs45\blur0.4\c&H191B23&}ÉTERNITÉ\NET LA POUPÉE DE SOUVENIRS AUTOMATIQUES
C’est un honneur.
Ravie de vous rencontrer.
Je vais où le veut mon client,
Si vous avez besoin d’aide,
quand le veut mon client.
je serai toujours là.
Je suis
Violet Evergarden,
Je suis
une
poupée
\N
de souvenirs automatiques.
poupée
de souvenirs automatiques.
Violet Evergarden.
Que vient faire une poupée ici ?
Que vient faire une poupée ici ?
La famille York m’a demandé
La famille York m’a demandé
de fournir à Lady Isabella
de fournir à Lady Isabella
toute l’aide nécessaire
toute l’aide nécessaire
pour réussir le bal des débutantes.
pour réussir le bal des débutantes.
Le bal des débutantes…
Le bal des débutantes…
Celui dans trois mois ?
Celui dans trois mois ?
Oui.
Oui.
La famille espère que vous apprendrez\Nles bonnes manières et l’étiquette,
La famille espère que vous apprendrez\Nles bonnes manières et l’étiquette,
ainsi que\Nl’expression orale et la danse.
ainsi que\Nl’expression orale et la danse.
À partir d’aujourd’hui,
À partir d’aujourd’hui,
je serai votre préceptrice.
je serai votre préceptrice.
Les poupées fournissent aussi\Nces services-là ?
Les poupées fournissent aussi\Nces services-là ?
Non, mon travail consistait\Nà écrire des lettres pour les autres.
Non, mon travail consistait\Nà écrire des lettres pour les autres.
Mais les demandes\Nde la famille royale Drossel
Mais les demandes\Nde la famille royale Drossel
ne sauraient être ignorées.
ne sauraient être ignorées.
Vraiment ?
Vraiment ?
Tu te crois supérieure et puissante.
Tu te crois supérieure et puissante.
Je méprise tes semblables.
Je méprise tes semblables.
Je sais que votre santé est fragile.
Je sais que votre santé est fragile.
Ne me touche pas !
Ne me touche pas !
Ton bras…
Ton bras…
C’est une prothèse.
C’est une prothèse.
J’ai perdu mon bras à la guerre\Nil y a peu.
J’ai perdu mon bras à la guerre\Nil y a peu.
Tu es au service de la famille royale ?
Tu es au service de la famille royale ?
Non, je suis au service des gens.
Non, je suis au service des gens.
La compagnie pour laquelle je travaille\Nest à Leiden.
La compagnie pour laquelle je travaille\Nest à Leiden.
À Leiden ?
À Leiden ?
C’est au sud du continent.
C’est au sud du continent.
Il faut quatre jours\Npour aller à Leiden d’ici
Il faut quatre jours\Npour aller à Leiden d’ici
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par le train
qui traverse le continent.
par le train
\N
qui traverse le continent.
Tu peux voyager
dans le monde entier.
Tu peux voyager
\N
dans le monde entier.
Seulement pour une tâche.
Seulement pour une tâche.
Peu importe.
Peu importe.
Je resterai ici
Je resterai ici
jusqu’à avoir accompli ma tâche.
jusqu’à avoir accompli ma tâche.
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Je ne veux pas
sympathiser avec toi.
Je ne veux pas
\N
sympathiser avec toi.
Tu t’adresseras à moi\Nuniquement
Tu t’adresseras à moi\Nuniquement
pour l’enseignement.
pour l’enseignement.
Tu sembles bien préoccupé.
Tu sembles bien préoccupé.
C’est une tâche difficile ?
C’est une tâche difficile ?
Eh bien…
Eh bien…
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Violet a été choisie
comme préceptrice
Violet a été choisie
\N
comme préceptrice
pour la fille d’une famille noble.
pour la fille d’une famille noble.
Préceptrice ?
Préceptrice ?
Pour trois mois.
Pour trois mois.
On ne peut rien leur refuser.
On ne peut rien leur refuser.
Mais trois mois, c’est trop.
Mais trois mois, c’est trop.
J’irai lui rendre visite\Nde temps en temps.
J’irai lui rendre visite\Nde temps en temps.
C’est un pensionnat réservé aux filles,
C’est un pensionnat réservé aux filles,
interdit aux garçons.
interdit aux garçons.
Un pensionnat réservé aux filles…
Un pensionnat réservé aux filles…
Cette lettre d’amour\Nest magnifiquement écrite.
Cette lettre d’amour\Nest magnifiquement écrite.
J’ai fabriqué ça récemment.
J’ai fabriqué ça récemment.
C’est joli.
C’est joli.
Je te le donne si ça te plaît.
Je te le donne si ça te plaît.
Regardez cette fille…
Regardez cette fille…
Qui est-ce ?
Qui est-ce ?
Je ne l’ai jamais vue.
Je ne l’ai jamais vue.
Sais-tu qui c’est ?
Sais-tu qui c’est ?
Non, je l’ignore également.
Non, je l’ignore également.
Bienvenue, Mlle York.
Bienvenue, Mlle York.
Bienvenue, Mlle York.
Bienvenue, Mlle York.
Qui est cette fille ?
Qui est cette fille ?
À partir d’aujourd’hui,
À partir d’aujourd’hui,
je serai au service de Lady Isabella.
je serai au service de Lady Isabella.
Je m’appelle Violet.
Je m’appelle Violet.
Enchantée.\NJe m’appelle…
Enchantée.\NJe m’appelle…
Mademoiselle Lancaster.
Mademoiselle Lancaster.
J’ai beaucoup entendu parler de vous.
J’ai beaucoup entendu parler de vous.
Quelles bonnes manières !
Quelles bonnes manières !
On dirait plus une lady\Nqu’une servante.
On dirait plus une lady\Nqu’une servante.
Veuillez utiliser le couteau\Nà l’extrémité.
Veuillez utiliser le couteau\Nà l’extrémité.
Milady, vous vous êtes interrompue.
Milady, vous vous êtes interrompue.
Vous ne pouvez cesser d’étudier.
Vous ne pouvez cesser d’étudier.
C’est obligatoire.
C’est obligatoire.
Moi…
Moi…
Vous devez parler\Nde manière plus féminine.
Vous devez parler\Nde manière plus féminine.
Taylor.
Taylor.
Grande sœur !
Grande sœur !
Taylor !
Taylor !
Taylor, tu es la personne\Nqui compte le plus pour moi.
Taylor, tu es la personne\Nqui compte le plus pour moi.
Mlle York,\Nquel salon de beauté fréquentez-vous ?
Mlle York,\Nquel salon de beauté fréquentez-vous ?
Sûrement celui de Mlle Lancaster.
Sûrement celui de Mlle Lancaster.
Le ministre est un Lancaster.
Le ministre est un Lancaster.
Le géant du commerce\Nde la famille York
Le géant du commerce\Nde la famille York
qui est lié\Nà la famille Drossel…
qui est lié\Nà la famille Drossel…
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# Texte original Eurozoom {\i1}Je m’appelle Isabella York. {\i1}Ceci est la prison où je vis. {\i1}À part les ladys, les domestiques {\i1}et les préceptrices,\Nil n’y a personne. {\i1}La cour est isolée et protégée\Npar de très hauts murs. {\i1}Les élèves obtiendront une place {\i1}dans la haute société, {\i1}ou épouseront un homme\Nde la haute société. {\i1}Je crains de faire partie\Nde ces dernières. {\i1}Mais cette fille est différente. {\i1}Elle va où elle veut. {\pos(960,800)\b0\bord0\fs45\blur0.4\c&H191B23&}ÉTERNITÉ\NET LA POUPÉE DE SOUVENIRS AUTOMATIQUES Ravie de vous rencontrer. Si vous avez besoin d’aide, je serai toujours là. Je suis une poupée\Nde souvenirs automatiques. Violet Evergarden. Que vient faire une poupée ici ? La famille York m’a demandé de fournir à Lady Isabella toute l’aide nécessaire pour réussir le bal des débutantes. Le bal des débutantes… Celui dans trois mois ? Oui. La famille espère que vous apprendrez\Nles bonnes manières et l’étiquette, ainsi que\Nl’expression orale et la danse. À partir d’aujourd’hui, je serai votre préceptrice. Les poupées fournissent aussi\Nces services-là ? Non, mon travail consistait\Nà écrire des lettres pour les autres. Mais les demandes\Nde la famille royale Drossel ne sauraient être ignorées. Vraiment ? Tu te crois supérieure et puissante. Je méprise tes semblables. Je sais que votre santé est fragile. Ne me touche pas ! Ton bras… C’est une prothèse. J’ai perdu mon bras à la guerre\Nil y a peu. Tu es au service de la famille royale ? Non, je suis au service des gens. La compagnie pour laquelle je travaille\Nest à Leiden. À Leiden ? C’est au sud du continent. Il faut quatre jours\Npour aller à Leiden d’ici par le train qui traverse le continent. Tu peux voyager dans le monde entier. Seulement pour une tâche. Peu importe. Je resterai ici jusqu’à avoir accompli ma tâche. Je ne veux pas sympathiser avec toi. Tu t’adresseras à moi\Nuniquement pour l’enseignement. Tu sembles bien préoccupé. C’est une tâche difficile ? Eh bien… Violet a été choisie comme préceptrice pour la fille d’une famille noble. Préceptrice ? Pour trois mois. On ne peut rien leur refuser. Mais trois mois, c’est trop. J’irai lui rendre visite\Nde temps en temps. C’est un pensionnat réservé aux filles, interdit aux garçons. Un pensionnat réservé aux filles… Cette lettre d’amour\Nest magnifiquement écrite. J’ai fabriqué ça récemment. C’est joli. Je te le donne si ça te plaît. Regardez cette fille… Qui est-ce ? Je ne l’ai jamais vue. Sais-tu qui c’est ? Non, je l’ignore également. Bienvenue, Mlle York. Bienvenue, Mlle York. Qui est cette fille ? À partir d’aujourd’hui, je serai au service de Lady Isabella. Je m’appelle Violet. Enchantée.\NJe m’appelle… Mademoiselle Lancaster. J’ai beaucoup entendu parler de vous. Quelles bonnes manières ! On dirait plus une lady\Nqu’une servante. Veuillez utiliser le couteau\Nà l’extrémité. Milady, vous vous êtes interrompue. Vous ne pouvez cesser d’étudier. C’est obligatoire. Moi… Vous devez parler\Nde manière plus féminine. Taylor. Grande sœur ! Taylor ! Taylor, tu es la personne\Nqui compte le plus pour moi. Mlle York,\Nquel salon de beauté fréquentez-vous ? Sûrement celui de Mlle Lancaster. Le ministre est un Lancaster. Le géant du commerce\Nde la famille York qui est lié\Nà la famille Drossel… Toutes mes excuses. Lady Isabella a une santé fragile. Voilà pourquoi elle a vécu recluse. Elle apprend encore à s’adapter\Nà la vie en société. Pouvez-vous lui accorder du temps ? Bien sûr. Quelle bienveillance. On dirait un chevalier\Ncomme dans les contes. Lady Isabella… Je suis désolée de ne pas avoir été à vos côtés. Te regarder… me fait comprendre\Ncombien je suis pitoyable. Taylor… Bonjour, Mlle York. Le dortoir des filles\Nva organiser un thé. Si vous le désirez… Que de bruit… Qu’avez-vous dit ? Veuillez m’excuser. M. le comte a dit\Nqu’il n’y avait nullement besoin d’interactions superflues\Njusqu’au bal des débutantes. Cela ne m’étonne guère, Chevalier. Très bien. C’est tout pour aujourd’hui. Au revoir. Elles ne s’intéressent\Nqu’à mon ascendance pour mieux se mettre en avant. Vraiment ? N’es-tu pas pareille ? Je ne fais que mon travail. Tu es trop parfaite. Je ne serais pas surprise\Nque tu viennes d’une famille noble. Je suis orpheline. Cela ne te dérange pas\Nde rester ici 3 mois ? Est-ce que tu m’ignores ? Vous m’avez dit\Nde ne m’adresser à vous seulement en cas d’absolue nécessité. Oublie cela pour le moment. Notre compagnie\Npossède d’autres poupées, pour garder la cadence. Oublie le travail. N’y a-t-il personne\Nque tu souhaiterais voir ? Il y a quelqu’un. Il y a bien quelqu’un\Nque j’aimerais voir, mais c’est impossible. Je vois. Est-ce que Violet va bien ? Taylor… Non, c’est Violet. Vous sentez-vous mieux ? Oui. Tu es restée là toute la nuit ? J’ai été entraînée\Npour être endurante. Très peu de sommeil… me suffit. Détends-toi quand tu es seule avec moi. Tu peux parler normalement. Compris. Mais que veut dire « normalement » ? C’est comme… Qu’y a-t-il ? Si vous ne vous préparez pas, vous allez être en retard. Cette école enseigne la valse. Lady Isabella commencera à danser\Nen tant que cavalière. Je serai le cavalier. Lady Chevalier danse tellement bien. Je suis envieuse. Mais je vais te marcher sur le pied. Pour vite maîtriser une technique, il faut arrêter de penser\Net juste obéir aux instructions. Lady Isabella. Viens dans le bain avec moi. Non, merci. C’est normal de prendre un bain\Navec une amie. Vraiment ? Oui, tout à fait. Alors, tu viens ? C’est la première fois que je prends un bain avec quelqu’un. Vraiment ? Viens. Les amies font ça, aussi ? Je ne sais pas. Mais les sœurs, oui. Elles font ça ? Oui. Goûte, Taylor. C’est bon ? Grande sœur ! Qu’y a-t-il ? Vous avez appris les pas de danse\Nde base. Aujourd’hui, vous allez apprendre\Nles changements de pas. D’accord. J’ai fini. Merci. Tu portes toujours la même coiffure. Oui. Lady Isabella ? Et comme ça ? C’est gênant. Vous allez rater la classe. Ça ira, ça ira. C’est toujours moi qui coiffais ma sœur. Tes cheveux sont très soyeux. Ils se vendraient à un bon prix. Voulez-vous les vendre ? Non, pas du tout. J’ai fini. Qu’en penses-tu ? Ils gêneront mon champ de vision\Nen cas d’urgence. Ah bon ?\NMais c’est plus joli. Et comme ça ? Coiffure macarons ! Lady Isabella, vous semblez vous amuser. Tu as remarqué ? N’allons pas en classe,\Nallons jouer quelque part ! Où ça ? N’importe où. Rien que nous deux. Nous n’irons nulle part… Lady Isabella. Refaites ce mouvement. Lady Isabella. J’en ai assez. C’est impossible pour moi\Nd’être une lady, de toute façon. Vous avez presque fini\Nla danse et l’étiquette. Arrête avec ta courtoisie. Je ne peux pas être parfaite comme toi. Toi et moi, nous sommes différentes. Différentes ? Oui, complètement différentes. Ce n’est pas juste. Tu es bénie. Désolée. Vous devez être un peu fatiguée. Quelle sorte de lettres\Nas-tu écrites ? Toutes les sortes. Des enfants à leurs parents. Des parents à leurs enfants. Des sœurs à leurs frères. Et des lettres d’amour, également. Des lettres d’amour ? Mais tu es toujours si impassible. Oui, mais les lettres\Nont bien été reçues. Vraiment ? Chaque lettre contient une forme d’amour différente. L’amour que seules les lettres\Npeuvent transmettre. L’amour qui ne peut être exprimé\Nverbalement. Pourquoi ? Pourquoi es-tu si gentille avec moi alors que je suis\Nsi méchante avec toi ? Suis-je gentille ? Oui, tu es gentille. Je ne fais qu’imiter quelqu’un. Si Lady Isabella ne dort pas encore, puis-je lui parler des constellations ? J’en ai appris certaines\Nquand je travaillais à l’observatoire. D’accord. Alors,\Nje vais vous raconter des histoires sur les étoiles\Ndans le ciel de la nuit. C’est quoi, tout ça ? De la part de votre père pour votre bal des débutantes. Ça, c’est pour toi. C’est quoi ? « Est-ce que tu t’amuses ? » C’est quoi ? La compagnie m’a envoyé une robe. À mon avis,\Nc’est de la part de mes collègues. Ils te disent de revenir vite. Tu repartiras après le bal,\Nn’est-ce pas ? Oui, je partirai le soir même. Alors… Allons profiter du bal. Tu seras mon cavalier, n’est-ce pas ? Avec grand plaisir. Tout le monde te regarde. Ai-je l’air bizarre ? Non, pas du tout. Tu es belle, c’est tout. Tout le monde est bien habillé. Mais c’est toi la plus belle de toutes. Peux-tu rester à mes côtés ? Oui, je vous l’ai promis. Lady Isabella. Violet, merci. De rien. Êtes-vous fatiguée ? Oui. Mais… Je me suis bien amusée. Et je ne t’ai pas marché sur le pied. Non. Que vas-tu faire ensuite ? Je vais continuer à écrire des lettres. Alors… Peux-tu m’aider à écrire une lettre ? À qui ? À ma sœur. Je ne suis pas née York… Amy. Apporte-moi quelque chose de mieux\Nla prochaine fois. C’est difficile de bien chercher\Nà cause de la guerre. Où est ta maman ? Encore une enfant abandonnée ? Je ne peux même pas\Nen tirer un bon prix. J’ai pris ma décision. Désormais, tu es ma sœur. Qu’est-ce que tu racontes ? Tu arrives à peine à t’en sortir et tu n’es qu’une enfant. C’est ma revanche. Je ne la laisserai pas vivre comme ça. Il ne fait aucun doute\Nqu’elle aurait vécu misérablement. Mais je vais la rendre heureuse. Une moins que rien comme moi lui donnera une nouvelle vie. C’est ça, ta revanche ? Je n’y peux rien\Nsi vous mourez toutes les deux. À partir de maintenant,\Ntu es ma sœur. Amy. Alors, appelle-moi « sœur ». Sœ… Sœ… Grande sœur ! Je suis rentrée. Grande sœur ! Goûte, Taylor. C’est bon ? Grande sœur ! {\i1}Une maison délabrée\Nsans jolies décorations. {\i1}Mais je n’avais pas le choix. {\i1}Grande sœur… Vous devez être Amy Bartlett. Pourquoi vous faites irruption\Ncomme ça ? Tu es la fille de cette femme ? Celle qui a du sang York. Ma fille. Abandonne ton nom, ton passé,\Net suis-moi. Écoute-moi bien. Je ferai en sorte\Nqu’on prenne soin de cette enfant. Elle gardera son rang. Tu ne veux pas vivre\Ndans ces conditions, n’est-ce pas ? Grande sœur… {\i1}Je n’ai rien dans la vie. {\i1}Ni passion ni espoir. {\i1}Si je pouvais enfin avoir\Nune seule bonne chose… {\i1}Grande sœur ! Grande sœur ! Grande sœur ! {\i1}Quelque chose que je veux protéger {\i1}et mettre à l’abri du danger… {\i1}C’est ce qui m’a donné\Nla force de vivre. {\i1}Grande sœur ! {\i1}J’ai donné ma vie {\i1}à quelqu’un que j’ai appelé « Père ». {\i1}Voilà qui je suis.\NVoilà le passé d’Amy. Je suis séparée de Taylor\Ndepuis ce jour-là. Je n’ai pas le droit de la voir. Ça ressemble à mon histoire. Je n’ai jamais connu mes parents\Nnon plus. J’ai été adoptée petite et élevée pour devenir une arme jusqu’à ce que je rencontre quelqu’un. Il m’a appris à lire. Il m’a élevée comme une personne\Net il m’a traitée avec bienveillance. Il m’a donné la volonté\Nde continuer à vivre. Je ne t’ai rien donné. Ce n’est pas vrai. Lady Isabella, vous êtes la première\Nà m’appeler votre amie. Vous m’avez appris à tenir les mains et d’autres choses gentilles. Je pense que Taylor a également beaucoup appris\Ngrâce à vous. Je suis sûre\Nque la lettre traduira vos sentiments. « Taylor… » Je te payerai un jour. Je n’ai rien à t’offrir\Ncar je n’ai pas d’argent. Mais je te revaudrai ça. Je n’accepterai pas. Pourquoi ? Je le ferai. Je ne sais pas vraiment pourquoi. Mais je sens\Nque je ne peux pas accepter. Dis… Nous nous reverrons, n’est-ce pas ? Je n’en suis pas sûre. Voilà, Lady Amy. Je suis une poupée\Nde souvenirs automatiques. Si vous avez besoin de mon aide, je viendrai où que vous soyez. Je vois que Lady Chevalier est partie. J’ai enfin l’occasion\Nde m’entretenir avec vous. Oui. Vous étiez formidable pendant la valse. C’est surtout grâce à Violet… Mlle Lancaster. Appelez-moi Ashley. Comment ? Ce n’est pas une question de milieu. Je veux juste vous parler. Salut. Tu as deux lettres. Lettres pour Taylor ? Oui, tiens. S’il vous plaît. La petite sait lire ? Apparemment pas. Je vais te la lire, d’accord ? – D’accord.\N– Allez, c’est parti. Grand frère. Depuis quand je suis ton grand frère ? Allez, écoute… La première est de Violet Evergarden. C’est une collègue à moi. Si tu as un problème\Nou besoin d’aide, tu peux aller la voir. La seconde lettre est anonyme. Quoi ? Elle est bien courte. « Voici un mot magique qui te protègera. « Amy ». Il te suffit de le dire. « {\i1}Taylor… {\i1}Le nom « Amy » ne peut plus être utilisé. {\i1}Comme je tiens beaucoup à toi, {\i1}j’ai abandonné ce nom. {\i1}Grande sœur… {\i1}À chaque fois\Nque tu diras ce mot magique… {\i1}Grande sœur… {\i1}Ton bonheur… {\i1}ne disparaîtra jamais. {\i1}Grande sœur… {\i1}Alors, Taylor… {\i1}Amy. {\fad(0,900)\pos(960,700)\fs52\b0\bord0\blur0.5}« Si tu te sens seule, dis ce nom. » Vous avez du courrier. Vous avez du courrier. Que désirez-vous ? M. Felitz n’est pas chez lui ? Pourtant, il y a des bruits\Ndans sa chambre tous les soirs. Voulez-vous laisser le colis ici ? Non, le paiement se fait à la livraison. Je reviendrai ce soir. Hé ! Touchez pas à ma moto ! – On file !\N– Quelle moto pourrie ! Vous avez du courrier. Du courrier… Merci d’être passé. N’hésitez pas à refaire appel\Nà nos services. Où est passé ce postier ? Vous avez du courrier. – Dites, jeune homme.\N– Oui ? Quel est donc ce grand bâtiment, là ? C’est une tour de radiodiffusion. C’est quoi, une tour de radiodiffusion ? Ce n’est pas une chose\Nqui donne la migraine ? Non, pas du tout. Ça fait 4 ans que la guerre est finie. Le monde continue d’avancer. {\i1}Même si le monde change très vite, {\i1}le travail d’un postier ne change pas. {\i1}C’est la même chose tous les jours. {\i1}Quel travail ennuyeux. {\i1}C’est le même symbole. Grand… Grand frère ! Quoi ? Toi… Grand frère ! Comment ? Es-tu perdu ? C’est le petit frère de Benedict ? Ou son fils caché, peut-être ? Mais non. Un client, d’accord ? Je m’appelle… Taylor. Taylor Bartlett. Quoi ? C’est une fille ! Mademoiselle Taylor.\NAi-je raison ? Oui. Êtes-vous Wyalet Evergarden ? Tu as une très mauvaise prononciation. Tenez, vous avez écrit ça il y a 3 ans. Je pouvais venir vous voir\Nen cas de problème. Alors, me voici. Je me rappelle… Quelque chose vous dérange ? J’ai une demande. J’aimerais… travailler ici ! Quoi ? Ici ? « Si vous rencontrez des difficultés « après avoir quitté l’orphelinat, « vous pouvez venir me voir. « Violet Evergarden. » Je vois. Taylor, est-ce que tu t’es enfuie\Nde l’orphelinat ? La famille royale Drossel\Nmentionnée dans cette lettre ne laisserait jamais\Nune enfant si jeune quitter l’orphelinat. C’est vrai ? Reviens travailler pour nous quand tu seras plus grande. Non, je vous en supplie ! Je n’ai plus beaucoup d’argent. Quand bien même… Je vous supplie, aussi. Violet… C’est la sœur d’une amie très chère. Je veux savoir ce que l’amour signifie. Il va falloir prendre des dispositions avant de la renvoyer à l’orphelinat. Alors… En attendant, tu t’occuperas d’elle. Est-ce que cela te convient ? Super ! Tu vas aller aider\Nle service écriture. Non, je ne veux pas. Je veux être postière ! Postière ? Tu veux être postière ? Et le service écriture, Taylor ? J’avais décidé de devenir postière\Navant de venir ici. C’est impossible. Une enfant n’est pas capable\Nde faire ça. Ne dis pas ça, grand frère.\NJe t’en supplie ! De quel grand frère tu parles ? Je vous supplie aussi. Ça alors… Dans ce cas…\NBenedict. C’est une occasion unique.\NFais-en une apprentie. Voilà, le patron est d’accord. Écoute… Ça paraît facile, d’être postier. Mais c’est un travail pénible. D’abord, ces lettres ont été triées. Va les distribuer. Où ça ? Aux adresses indiquées, bien sûr. Tiens, essaye de lire ça. C’est… 2… 1… 2125, Alexander Road,\NMill District, Leiden. Tu… Oui, oui… C’est Mill District,\Nce district, là. C’est là ? Oui. Adresse suivante. Y a pas de boîte aux lettres. Va jusqu’à la porte\Ns’il n’y en a pas. Quatrième étage ? Suivante. C’est tout pour aujourd’hui. On rentre. C’est impressionnant. Quoi ? Il y a tellement de lettres\Nà distribuer chaque jour mais tu n’as même pas besoin de carte. Impressionnant ! Normal, on attend des postiers\Nqu’ils mémorisent toutes les adresses. Grand frère… Je peux t’appeler « maître » ? Non, ne m’appelle pas comme ça. Les lampadaires s’allument tout seuls. On les a remplacés par des électriques. Ça fait partie du plan d’urbanisme. Pourquoi tu veux devenir postière ? Y a pas de raison particulière. Les postiers distribuent le bonheur. Je peux vraiment rester ici ? Oui. Violet, où est ta chambre ? De l’autre côté, au rez-de-chaussée. Alors, c’est ma chambre à moi ! Maître… Je serai avec toi demain aussi. Tu ne sais toujours pas lire, pas vrai ? Tu n’as pas lu une seule adresse\Nen entier, aujourd’hui. Tu ne lis que les chiffres. C’est vrai. Je sais pas lire. J’aime pas trop étudier. C’était toujours la sœur\Nqui me lisait les lettres. « Voici un mot magique qui te protègera. « Amy ». Il te suffit de le dire. « Ma sœur… Oui ? Pouvez-vous me relire la lettre ? Je ne l’ai pas dit tout de suite. Pardon. Mlle Taylor. Je vais vous apprendre à lire. Quoi ? C’est vrai ? Oui. Nous commencerons l’entraînement demain. L’entraînement ? Non, l’enseignement. Après l’enseignement, tu deviendras forcément\Nune grande postière. Wyalet ! C’est « Violet ». Je suis plus un bébé mais j’arrive toujours pas\Nà dormir seule. Je suis trop bête ou quoi ? Non. Tu admires la vue ? Moi, j’ai un nounours. Votre sœur tient sa poupée contre elle quand elle dort, elle aussi. C’est vrai ? Elle fait ça pour dormir ? Oui. Je vois. Est-ce que je dormais avec ma sœur,\Navant ? Parle-moi de ma sœur. Mlle Taylor, il fait jour. Bonjour. Vous n’y arriverez pas avec deux mèches, Mlle Taylor. Divisez-les en trois et croisez-les. Ça ne se défera pas. – Bonjour.\N– Bonjour ! Bonjour ! Bonjour, belle apprentie. Monsieur Roland… Je croyais\Nque vous aviez pris votre retraite. J’ai beaucoup de temps libre\Nà la retraite. Je reviens ici de temps en temps. D’ailleurs, Violet… Tu es venue aider à la distribution,\Nc’est bien ça ? W pour Wagon. A pour Amour. H pour Heureuse. Chaque jour est un bonheur. – S pour Sourire…\N– Violet ? Luculia… Cela fait si longtemps. Pourquoi cette tenue ? On distribue des lettres. Vous distribuez des lettres ? Cette enfant aussi ? Elle est apprentie. Je suis là pour l’aider. Tu aides une apprentie ? Où allez-vous ? Rue New City. C’est juste après le pont. Luculia ! Je vous laisse. Violet et… Taylor ! Taylor, bonne chance. Qui est-ce ? Une poupée, comme moi. Et le monsieur ? Je ne le connais pas. On est rue New City ? Oui. Essayez de lire ça. C’est… Lei… Den… City… Ça se lit comment ? Rhetorica District. Rhetorica District… 8… 12 ! J’ai trouvé ! Mademoiselle Taylor. Venez ici. C’est quoi ? Un ascenseur, apparemment. Ils ont été installés dans ces nouveaux immeubles. C’est récent. Comment ça marche ? Je pense qu’il faut actionner ce levier. Il se passe rien. Ça bouge ! C’est là ! Je fais redescendre la cabine. Enfin sorties ! C’est beaucoup plus rapide\Nque les escaliers. Voilà, voilà. Ça alors… Votre colis. Merci. C’est envoyé par ma mère. Marti ! Mamie t’a envoyé un cadeau. C’est vrai ? C’est quoi ? Cet enfant… Des bonbons ! Super, super, sup… J’avais vraiment l’air\Nd’en vouloir une ? Oui. Donc, Luculia est à Leiden. Oui. Avec un homme. C’est sûrement son mari. On arrête d’être une poupée\Naprès le mariage. Non, plus maintenant. Il paraît qu’on peut continuer\Naprès s’être mariée. Ah bon ? Les temps changent. Comment ça ? Je veux dire que la démission\Naprès le mariage n’est plus le seul choix\Npour une poupée. Une poupée doit démissionner\Nquand elle se marie ? Oui, jusqu’à très récemment. C’est ce que vous allez faire,\Ntoutes les deux ? Quoi ? Ce n’est pas exactement ma vocation, mais je rêve de devenir\Nla meilleure poupée du monde. Personnellement, j’aimerais devenir écrivaine. – Écrivaine…\N– Tu es sérieuse ? J’ai déjà écrit et présenté\Ndes nouvelles. Chacun sa vocation. Et toi, quelle est la tienne ? Ma vocation… Maître ! Je ne suis pas ton maître. C’est l’heure de retourner au travail. Mlle Taylor ! C’est vrai ? Oui. C’est la première fois\Nqu’on m’achète des habits. Vraiment ? Oui, l’orphelinat\Nn’a que des vieux habits. Je suis trop contente\Nd’avoir quelque chose à moi. J’y ferai très attention. Et à ça ! Je tiens beaucoup à ce nounours, aussi. C’est formidable d’avoir… quelque chose qu’on aime. Ma sœur devait me sécher les cheveux\Ncomme ça aussi. J’ai pratiquement tout oublié. « Voici un mot magique qui te protègera. « Amy ». Il te suffit de le dire. « Mlle Taylor,\Npourquoi voulez-vous être postière ? Le maître m’a donné\Nla lettre de ma sœur. {\i1}J’ai pratiquement oublié tout le temps {\i1}que j’ai passé avec ma sœur. {\i1}Mais j’ai toujours cette lettre. {\i1}Ma sœur est toujours là… {\i1}Grâce à cette chose\Nqui me la rappelle. C’est pour ça que\Nce que distribue le maître, c’est… du bonheur. Postière, c’est un métier formidable. Oui. Amy… Je veux être quelqu’un\Nqui distribue du bonheur. N’aimeriez-vous pas écrire\Nà votre sœur ? Mais je sais toujours pas lire et je sais pas quoi écrire. Mlle Taylor… Je suis une poupée\Nde souvenirs automatiques. Puis-je vous aider ? Ma sœur sera heureuse\Nde la recevoir ? Vos sentiments seront bien transmis. Moi… Qu’y a-t-il ? Pourquoi me faire venir si tôt ? Elle retourne à l’orphelinat ? Non. Elle a une lettre à faire parvenir. Tu as écrit cette lettre ? Oui. Quelqu’un m’a appris à écrire. « Amy Bartlett. » il n’y a pas d’adresse. On ne connaît pas l’adresse. Amy Bartlett a changé de nom pour Isabella York. Elle a intégré un pensionnat en tant qu’héritière des York. Mais elle a disparu\Naprès avoir fini ses études. N’est-elle pas ton amie ? Je lui ai écrit plusieurs fois, mais elle ne m’a jamais répondu. Elle s’est peut-être mariée\Nà un homme de la haute société. Mais l’identité de son mari\Nest un mystère. Est-ce que vous me demandez\Nde la chercher ? S’il te plaît. S’il te plaît… Maître. Je veux envoyer cette lettre à ma sœur. Personne ne veut une lettre\Nqui ne peut pas être distribuée. En échange, j’ai une condition. Tu es là comme je le pensais. Oui ? C’est bien de travailler dur, mais il faut se reposer, aussi. Merci. Quelle fatigue. Ah, au fait, tu as une lettre. Je l’ai trouvée. C’était ça, sa condition ? Oui. Sa précédente moto\Nétait trop vieille, de toute façon. Bon voyage, Taylor. Merci ! Allons-y. D’accord. Violet… Oui ? Merci. Violet. De rien. Bon voyage, Mlle Taylor. Que Dieu permette que ses sentiments soient entendus. {\i1}La Maison York ne voulait pas\Nque soit dévoilé {\i1}le passé de leur fille. {\i1}Mais c’est une famille prestigieuse {\i1}liée à la famille royale Drossel\Npar le sang. {\i1}Ils ne peuvent pas cacher leur fille\Néternellement. {\i1}Il nous faut chercher partout. {\i1}C’est ici ? Ce manoir appartient au comte Neville,\Ntout comme ces terres. Les villageois\Ncroisent souvent le comte, mais ils n’ont jamais vu la comtesse. J’ai appris d’un marchand\Nqui emprunte cette route que la comtesse, parfois, apparaît à cette porte\Nà cette heure-là. Milady… Vous avez du courrier. Une lettre pour moi ? C’est bien vous. Isabella, non… Amy Bartlett. Tenez. « Taylor Bartlett ». Est-ce vraiment elle ? Moi… {\i1}La sœur m’a dit que… {\i1}tu étais partie très loin {\i1}pour mon bien. {\i1}Tu m’as écrit\Nalors que nous étions si éloignées. {\i1}Donc… Moi… « Moi, Taylor Bartlett, « je suis, pour Amy Bartlett… « sa petite sœur. » Ma petite sœur. Coucou, Taylor. Grande sœur. C’est Violet qui m’a remis cette lettre. Est-ce vrai ? C’est formidable… Formidable… Grande sœur. Est-ce différent ? Elle sait déjà écrire ? Cette enfant est encore si jeune. J’écrirai des lettres à Taylor, aussi. Et à Violet. Pourrez-vous les leur transmettre ? Bien sûr. Quelqu’un d’autre viendra peut-être\Nvous rendre visite. Maître, tu as pleuré ? C’est toi qui as pleuré. Si, tu as pleuré. Ce que tu es agaçante. Tu tenais vraiment à ne pas la voir ? Oui. Je veux devenir une grande postière,\Navant. Je lui remettrai la lettre moi-même. Alors, tu n’as pas abandonné. Bien sûr que non, les postiers… Nous distribuons… le bonheur. Pas vrai ? Amy. {\i1}Plus tard, Taylor Bartlett {\i1}sera adoptée par la famille Evergarden {\i1}jusqu’à ce qu’elle atteigne\Nl’âge de travailler. {\i1}– Génial !\N– Trop belle ! {\i1}Je pense\Nqu’elle reviendra travailler ici. {\i1}Vous avez du courrier. Attendez, jeune homme. Quoi ? Quand est-ce que ce grand bâtiment sera terminé ? {\i1}Bientôt. {\i1}Très bientôt. {\i1}Taylor !
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# Texte édité matheousse {\i1}Je m’appelle Isabella York. {\i1}Ceci est la prison où je vis. {\i1}À part les ladys, les domestiques {\i1}et les préceptrices,\Nil n’y a personne. {\i1}La cour est isolée et protégée\Npar de très hauts murs. {\i1}Les élèves obtiendront une place {\i1}dans la haute société, {\i1}ou épouseront un homme\Nde la haute société. {\i1}Je crains de faire partie\Nde ces dernières. {\i1}Mais cette fille est différente. {\i1}Elle va où elle veut. C’est un honneur. Je vais où le veut mon client, quand le veut mon client. Je suis Violet Evergarden, poupée de souvenirs automatiques. Que vient faire une poupée ici ? La famille York m’a demandé de fournir à Lady Isabella toute l’aide nécessaire pour réussir le bal des débutantes. Le bal des débutantes… Celui dans trois mois ? Oui. La famille espère que vous apprendrez\Nles bonnes manières et l’étiquette, ainsi que\Nl’expression orale et la danse. À partir d’aujourd’hui, je serai votre préceptrice. Les poupées fournissent aussi\Nces services-là ? Non, mon travail consistait\Nà écrire des lettres pour les autres. Mais les demandes\Nde la famille royale Drossel ne sauraient être ignorées. Vraiment ? Tu te crois supérieure et puissante. Je méprise tes semblables. Je sais que votre santé est fragile. Ne me touche pas ! Ton bras… C’est une prothèse. J’ai perdu mon bras à la guerre\Nil y a peu. Tu es au service de la famille royale ? Non, je suis au service des gens. La compagnie pour laquelle je travaille\Nest à Leiden. À Leiden ? C’est au sud du continent. Il faut quatre jours\Npour aller à Leiden d’ici par le train\Nqui traverse le continent. Tu peux voyager\Ndans le monde entier. Seulement pour une tâche. Peu importe. Je resterai ici jusqu’à avoir accompli ma tâche. Je ne veux pas\Nsympathiser avec toi. Tu t’adresseras à moi\Nuniquement pour l’enseignement. Tu sembles bien préoccupé. C’est une tâche difficile ? Eh bien… Violet a été choisie\Ncomme préceptrice pour la fille d’une famille noble. Préceptrice ? Pour trois mois. On ne peut rien leur refuser. Mais trois mois, c’est trop. J’irai lui rendre visite\Nde temps en temps. C’est un pensionnat réservé aux filles, interdit aux garçons. Un pensionnat réservé aux filles… Cette lettre d’amour\Nest magnifiquement écrite. J’ai fabriqué ça récemment. C’est joli. Je te le donne si ça te plaît. Regardez cette fille… Qui est-ce ? Je ne l’ai jamais vue. Sais-tu qui c’est ? Non, je l’ignore également. Bienvenue, Mlle York. Bienvenue, Mlle York. Qui est cette fille ? À partir d’aujourd’hui, je serai au service de Lady Isabella. Je m’appelle Violet. Enchantée.\NJe m’appelle… Mademoiselle Lancaster. J’ai beaucoup entendu parler de vous. Quelles bonnes manières ! On dirait plus une lady\Nqu’une servante. Veuillez utiliser le couteau\Nà l’extrémité. Milady, vous vous êtes interrompue. Vous ne pouvez cesser d’étudier. C’est obligatoire. Moi… Vous devez parler\Nde manière plus féminine. Taylor. Grande sœur ! Taylor ! Taylor, tu es la personne\Nqui compte le plus pour moi. Mlle York,\Nquel salon de beauté fréquentez-vous ? Sûrement celui de Mlle Lancaster. Le ministre est un Lancaster. Le géant du commerce\Nde la famille York qui est lié\Nà la famille Drossel… Toutes mes excuses. Lady Isabella a une santé fragile. Voilà pourquoi elle a vécu recluse. Elle apprend encore à s’adapter\Nà la vie en société. Pouvez-vous lui accorder du temps ? Bien sûr. Quelle bienveillance. On dirait un chevalier\Ncomme dans les contes. Lady Isabella… Je suis désolée de ne pas avoir été à vos côtés. Te regarder… me fait comprendre\Ncombien je suis pitoyable. Taylor… Bonjour, Mlle York. Le dortoir des filles\Nva organiser un thé. Si vous le désirez… Que de bruit… Qu’avez-vous dit ? Veuillez m’excuser. M. le comte a dit\Nqu’il n’y avait nullement besoin d’interactions superflues\Njusqu’au bal des débutantes. Cela ne m’étonne guère, Chevalier. Très bien. C’est tout pour aujourd’hui. Au revoir. Elles ne s’intéressent\Nqu’à mon ascendance pour mieux se mettre en avant. Vraiment ? N’es-tu pas pareille ? Je ne fais que mon travail. Tu es trop parfaite. Je ne serais pas surprise\Nque tu viennes d’une famille noble. Je suis orpheline. Cela ne te dérange pas\Nde rester ici 3 mois ? Est-ce que tu m’ignores ? Vous m’avez dit\Nde ne m’adresser à vous seulement\Nen cas d’absolue nécessité. Oublie cela pour le moment. Notre compagnie\Npossède d’autres poupées, pour garder la cadence. Oublie le travail. N’y a-t-il personne\Nque tu souhaiterais voir ? Il y a quelqu’un. Il y a bien quelqu’un\Nque j’aimerais voir, mais c’est impossible. Je vois. Est-ce que Violet va bien ? Taylor… Non, c’est Violet. Vous sentez-vous mieux ? Oui. Tu es restée là toute la nuit ? J’ai été entraînée\Npour être endurante. Très peu de sommeil… me suffit. Détends-toi quand tu es seule avec moi. Tu peux parler normalement. Compris. Mais que veut dire « normalement » ? C’est comme… Qu’y a-t-il ? Si vous ne vous préparez pas, vous allez être en retard. Cette école enseigne la valse. Vous commencerez à danser\Nen tant que cavalière. Je serai le cavalier. Lady Chevalier danse tellement bien. Je suis envieuse. Mais je vais te marcher sur le pied. Pour vite maîtriser une technique, il faut arrêter de penser\Net juste obéir aux instructions. Lady Isabella. Viens dans le bain avec moi. Non, merci. C’est normal de prendre un bain\Navec une amie. Vraiment ? Oui, tout à fait. Alors, tu viens ? C’est la première fois que je prends un bain\Navec quelqu’un. Vraiment ? Viens. Les amies font ça, aussi ? Je ne sais pas. Mais les sœurs, oui. Elles font ça ? Oui. Goûte, Taylor. C’est bon ? Grande sœur ! Qu’y a-t-il ? Vous avez appris les pas de danse\Nde base. Aujourd’hui, vous allez apprendre\Nles changements de pas. D’accord. J’ai fini. Merci. Tu portes toujours la même coiffure. Oui. Lady Isabella ? Et comme ça ? C’est gênant. Vous allez rater la classe. Ça ira, ça ira. C’est toujours moi qui coiffais ma sœur. Tes cheveux sont très soyeux. Ils se vendraient à un bon prix. Voulez-vous les vendre ? Non, pas du tout. J’ai fini. Qu’en penses-tu ? Ils gêneront mon champ de vision\Nen cas d’urgence. Ah bon ?\NMais c’est plus joli. Et comme ça ? Coiffure macarons ! Lady Isabella, vous semblez vous amuser. Tu as remarqué ? N’allons pas en classe,\Nallons jouer quelque part ! Où ça ? N’importe où. Rien que nous deux. Nous n’irons nulle part… Lady Isabella. Refaites ce mouvement. Lady Isabella. J’en ai assez. C’est impossible pour moi\Nd’être une lady, de toute façon. Vous avez presque fini\Nla danse et l’étiquette. Arrête avec ta courtoisie. Je ne peux pas être parfaite\Ncomme toi. Toi et moi, nous sommes différentes. Différentes ? Oui, complètement différentes. Ce n’est pas juste. Tu es bénie. Désolée. Vous devez être un peu fatiguée. Quelle sorte de lettres\Nas-tu écrites ? Toutes les sortes. Des enfants à leurs parents. Des parents à leurs enfants. Des sœurs à leurs frères. Et des lettres d’amour, également. Des lettres d’amour ? Mais tu es toujours si impassible. Oui, mais les lettres\Nont bien été reçues. Vraiment ? Chaque lettre contient une forme d’amour différente. L’amour que seules les lettres\Npeuvent transmettre. L’amour qui ne peut être exprimé\Nverbalement. Pourquoi ? Pourquoi es-tu si gentille avec moi alors que je suis\Nsi méchante avec toi ? Suis-je gentille ? Oui, tu es gentille. Je ne fais qu’imiter quelqu’un. Si vous ne dormez pas encore, puis-je vous parler des constellations ? J’en ai appris certaines\Nquand je travaillais à l’observatoire. D’accord. Alors,\Nje vais vous raconter des histoires sur les étoiles\Ndans le ciel de la nuit. C’est quoi, tout ça ? De la part de votre père pour votre bal des débutantes. Ça, c’est pour toi. C’est quoi ? « Est-ce que tu t’amuses ? » C’est quoi ? La compagnie m’a envoyé une robe. À mon avis,\Nc’est de la part de mes collègues. Ils te disent de revenir vite. Tu repartiras après le bal,\Nn’est-ce pas ? Oui, je partirai le soir même. Alors… Allons profiter du bal. Tu seras mon cavalier, n’est-ce pas ? Avec grand plaisir. Tout le monde te regarde. Ai-je l’air bizarre ? Non, pas du tout. Tu es belle, c’est tout. Tout le monde est bien habillé. Mais c’est toi la plus belle de toutes. Peux-tu rester à mes côtés ? Oui, je vous l’ai promis. Lady Isabella. Violet, merci. De rien. Êtes-vous fatiguée ? Oui. Mais… Je me suis bien amusée. Et je ne t’ai pas marché sur le pied. Non. Que vas-tu faire ensuite ? Je vais continuer\Nà écrire des lettres. Alors… Peux-tu m’aider à écrire une lettre ? À qui ? À ma sœur. Je ne suis pas née York… Amy. Apporte-moi quelque chose de mieux\Nla prochaine fois. C’est difficile de bien chercher\Nà cause de la guerre. Où est ta maman ? Encore une enfant abandonnée ? Je ne peux même pas\Nen tirer un bon prix. J’ai pris ma décision. Désormais, tu es ma sœur. Qu’est-ce que tu racontes ? Tu arrives à peine à t’en sortir et tu n’es qu’une enfant. C’est ma revanche. Je ne la laisserai pas\Nvivre comme ça. Il ne fait aucun doute\Nqu’elle aurait vécu misérablement. Mais je vais la rendre heureuse. Une moins que rien comme moi lui donnera une nouvelle vie. C’est ça, ta revanche ? Je n’y peux rien\Nsi vous mourez toutes les deux. À partir de maintenant,\Ntu es ma sœur. Amy. Alors, appelle-moi « sœur ». Sœ… Sœ… Grande sœur ! Je suis rentrée. Grande sœur ! Goûte, Taylor. C’est bon ? Grande sœur ! {\i1}Une maison délabrée\Nsans jolies décorations. {\i1}Mais je n’avais pas le choix. {\i1}Grande sœur… Vous devez être Amy Bartlett. Pourquoi vous faites irruption\Ncomme ça ? Tu es la fille de cette femme ? Celle qui a du sang York. Ma fille. Abandonne ton nom, ton passé,\Net suis-moi. Écoute-moi bien. Je ferai en sorte\Nqu’on prenne soin de cette enfant. Elle gardera son rang. Tu ne veux pas vivre\Ndans ces conditions, n’est-ce pas ? Grande sœur… {\i1}Je n’ai rien dans la vie. {\i1}Ni passion ni espoir. {\i1}Si je pouvais enfin avoir\Nune seule bonne chose… {\i1}Grande sœur ! Grande sœur ! Grande sœur ! {\i1}Quelque chose que je veux protéger {\i1}et mettre à l’abri du danger… {\i1}C’est ce qui m’a donné\Nla force de vivre. {\i1}Grande sœur ! {\i1}J’ai donné ma vie {\i1}à quelqu’un que j’ai appelé « Père ». Voilà qui je suis.\NVoilà le passé d’Amy. Je suis séparée de Taylor\Ndepuis ce jour-là. Je n’ai pas le droit de la voir. Ça ressemble à mon histoire. Je n’ai jamais connu mes parents\Nnon plus. J’ai été adoptée petite et élevée pour devenir une arme jusqu’à ce que je\Nrencontre quelqu’un. Il m’a appris à lire. Il m’a élevée comme une personne\Net il m’a traitée avec bienveillance. Il m’a donné la volonté\Nde continuer à vivre. Je ne t’ai rien donné. Ce n’est pas vrai. Lady Isabella, vous êtes la première\Nà m’appeler votre amie. Vous m’avez appris à tenir les mains et d’autres choses gentilles. Je pense que Taylor a également beaucoup appris\Ngrâce à vous. Je suis sûre\Nque la lettre traduira vos sentiments. « Taylor… » Je te payerai un jour. Je n’ai rien à t’offrir\Ncar je n’ai pas d’argent. Mais je te revaudrai ça. Je n’accepterai pas. Pourquoi ? Je le ferai. Je ne sais pas vraiment pourquoi. Mais je sens\Nque je ne peux pas accepter. Dis… Nous nous reverrons, n’est-ce pas ? Je n’en suis pas sûre. Voilà, Lady Amy. Je suis une poupée\Nde souvenirs automatiques. Si vous avez besoin de mon aide, je viendrai où que vous soyez. Je vois que Lady Chevalier est partie. J’ai enfin l’occasion\Nde m’entretenir avec vous. Oui. Vous étiez formidable\Npendant la valse. C’est surtout grâce à Violet… Mlle Lancaster. Appelez-moi Ashley. Comment ? Ce n’est pas une question de milieu. Je veux juste vous parler. Salut. Tu as deux lettres. Lettres pour Taylor ? Oui, tiens. S’il vous plaît. La petite sait lire ? Apparemment pas. Je vais te la lire, d’accord ? – D’accord.\N– Allez, c’est parti. Grand frère. Depuis quand je suis ton grand frère ? Allez, écoute… La première est de Violet Evergarden. C’est une collègue à moi. Si tu as un problème\Nou besoin d’aide, tu peux aller la voir. La seconde lettre est anonyme. Quoi ? Elle est bien courte. « Voici un mot magique\Nqui te protégera. « Amy ». Il te suffit de le dire. » {\i1}Taylor… {\i1}Le nom « Amy » ne peut plus\Nêtre utilisé. {\i1}Comme je tiens beaucoup à toi, {\i1}j’ai abandonné ce nom. {\i1}Grande sœur… {\i1}À chaque fois\Nque tu diras ce mot magique… {\i1}Grande sœur… {\i1}Ton bonheur… {\i1}ne disparaîtra jamais. {\i1}Grande sœur… {\i1}Alors, Taylor… {\i1}Amy. Vous avez du courrier. Vous avez du courrier. Que désirez-vous ? M. Felitz n’est pas chez lui ? Pourtant, il y a des bruits\Ndans sa chambre tous les soirs. Voulez-vous laisser le colis ici ? Non, le paiement se fait à la livraison. Je reviendrai ce soir. Hé ! Touchez pas à ma moto ! – On file !\N– Quelle moto pourrie ! Vous avez du courrier. Du courrier… Merci d’être passé. N’hésitez pas à refaire appel\Nà nos services. Où est passé ce postier ? Vous avez du courrier. – Dites, jeune homme.\N– Oui ? Quel est donc ce grand bâtiment, là ? C’est une tour de radiodiffusion. C’est quoi, une tour de radiodiffusion ? Ce n’est pas une chose\Nqui donne la migraine ? Non, pas du tout. Ça fait 4 ans que la guerre est finie. Le monde continue d’avancer. {\i1}Même si le monde change très vite, {\i1}le travail d’un postier\Nne change pas. {\i1}C’est la même chose tous les jours. {\i1}Quel travail ennuyeux. {\i1}C’est le même symbole. Grand… Grand frère ! Quoi ? Toi… Grand frère ! Comment ? Es-tu perdu ? C’est le petit frère de Benedict ? Ou son fils caché, peut-être ? Mais non. Un client, d’accord ? Je m’appelle… Taylor. Taylor Bartlett. Quoi ? C’est une fille ! Mademoiselle Taylor.\NAi-je raison ? Oui. Êtes-vous Wyalet Evergarden ? Tu as une très mauvaise\Nprononciation. Tenez, vous avez écrit ça il y a 3 ans. Je pouvais venir vous voir\Nen cas de problème. Alors, me voici. Je me rappelle… Quelque chose vous dérange ? J’ai une demande. J’aimerais… travailler ici ! Quoi ? Ici ? « Si vous rencontrez des difficultés après avoir quitté l’orphelinat, vous pouvez venir me voir. Violet Evergarden. » Je vois. Taylor, est-ce que tu t’es enfuie\Nde l’orphelinat ? La famille royale Drossel\Nmentionnée dans cette lettre ne laisserait jamais\Nune enfant si jeune quitter l’orphelinat. C’est vrai ? Reviens travailler pour nous quand tu seras plus grande. Non, je vous en supplie ! Je n’ai plus beaucoup d’argent. Quand bien même… Je vous supplie, aussi. Violet… C’est la sœur d’une amie très chère. {\i1}Je veux savoir {\i1}ce que l’amour signifie. Il va falloir prendre des dispositions avant de la renvoyer à l’orphelinat. Alors… En attendant, tu t’occuperas d’elle. Est-ce que cela te convient ? Super ! Tu vas aller aider\Nle service écriture. Non, je ne veux pas. Je veux être postière ! Postière ? Tu veux être postière ? Et le service écriture, Taylor ? J’avais décidé de devenir postière\Navant de venir ici. C’est impossible. Une enfant n’est pas capable\Nde faire ça. Ne dis pas ça, grand frère.\NJe t’en supplie ! De quel grand frère tu parles ? Je vous supplie aussi. Ça alors… Dans ce cas…\NBenedict. C’est une occasion unique.\NFais-en une apprentie. Voilà, le patron est d’accord. Écoute… Ça paraît facile, d’être postier. Mais c’est un travail pénible. D’abord, ces lettres ont été triées. Va les distribuer. Où ça ? Aux adresses indiquées, bien sûr. Tiens, essaye de lire ça. C’est… 2… 1… 2125, Alexander Road,\NMill District, Leiden. Tu… Oui, oui… C’est Mill District,\Nce district, là. C’est là ? Oui. Adresse suivante. Y a pas de boîte aux lettres. Va jusqu’à la porte\Ns’il n’y en a pas. Quatrième étage ? Suivante. C’est tout pour aujourd’hui. On rentre. C’est impressionnant. Quoi ? Il y a tellement de lettres\Nà distribuer chaque jour mais tu n’as même pas\Nbesoin de carte. Impressionnant ! Normal, on attend des postiers\Nqu’ils mémorisent toutes les adresses. Grand frère… Je peux t’appeler « maître » ? Non, ne m’appelle pas comme ça. Les lampadaires\Ns’allument tout seuls. On les a remplacés\Npar des électriques. Ça fait partie du plan d’urbanisme. Pourquoi tu veux devenir postière ? Y a pas de raison particulière. Les postiers distribuent le bonheur. Je peux vraiment rester ici ? Oui. Violet, où est ta chambre ? De l’autre côté, au rez-de-chaussée. Alors, c’est ma chambre à moi ! Maître… Je serai avec toi demain aussi. Tu ne sais toujours pas lire, pas vrai ? Tu n’as pas lu une seule adresse\Nen entier, aujourd’hui. Tu ne lis que les chiffres. C’est vrai. Je sais pas lire. J’aime pas trop étudier. C’était toujours la sœur\Nqui me lisait les lettres. « Voici un mot magique\Nqui te protégera. « Amy ». Il te suffit de le dire. » Ma sœur… Oui ? Pouvez-vous me relire la lettre ? Je ne l’ai pas dit tout de suite. Pardon. Mlle Taylor. Je vais vous apprendre à lire. Quoi ? C’est vrai ? Oui. Nous commencerons\Nl’entraînement demain. L’entraînement ? Non, l’enseignement. Après l’enseignement, tu deviendras forcément\Nune grande postière. Wyalet ! C’est « Violet ». Je suis plus un bébé mais j’arrive toujours pas\Nà dormir seule. Je suis trop bête ou quoi ? Non. Tu admires la vue ? Moi, j’ai un nounours. Votre sœur\Ntient sa poupée contre elle quand elle dort, elle aussi. C’est vrai ? Elle fait ça pour dormir ? Oui. Je vois. Est-ce que je dormais avec ma sœur,\Navant ? Parle-moi de ma sœur. Mlle Taylor, il fait jour. Bonjour. Vous n’y arriverez pas\Navec deux mèches, Mlle Taylor. Divisez-les en trois et croisez-les. Ça ne se défera pas. – Bonjour.\N– Bonjour ! Bonjour ! Bonjour, belle apprentie. Monsieur Roland… Je croyais\Nque vous aviez pris votre retraite. J’ai beaucoup de temps libre\Nà la retraite. Je reviens ici de temps en temps. D’ailleurs, Violet… Tu es venue aider à la distribution,\Nc’est bien ça ? W pour Wagon. A pour Amour. H pour Heureuse. Chaque jour est un bonheur. – S pour Sourire…\N– Violet ? Luculia… Cela fait si longtemps. Pourquoi cette tenue ? On distribue des lettres. Vous distribuez des lettres ? Cette enfant aussi ? Elle est apprentie. Je suis là pour l’aider. Tu aides une apprentie ? Où allez-vous ? Rue New City. C’est juste après le pont. Luculia ! Je vous laisse. Violet et… Taylor ! Taylor, bonne chance. Qui est-ce ? Une poupée, comme moi. Et le monsieur ? Je ne le connais pas. On est rue New City ? Oui. Essayez de lire ça. C’est… Lei… Den… City… Ça se lit comment ? Rhetorica District. Rhetorica District… 8… 12 ! J’ai trouvé ! Mademoiselle Taylor. Venez ici. C’est quoi ? Un ascenseur, apparemment. Ils ont été installés dans ces nouveaux immeubles. C’est récent. Comment ça marche ? Je pense qu’il faut actionner ce levier. Il se passe rien. Ça bouge ! C’est là ! Je fais redescendre la cabine. Enfin sorties ! C’est beaucoup plus rapide\Nque les escaliers. Voilà, voilà. Ça alors… Votre colis. Merci. C’est envoyé par ma mère. Marti ! Mamie t’a envoyé un cadeau. C’est vrai ? C’est quoi ? Cet enfant… Des bonbons ! Super, super, sup… J’avais vraiment l’air\Nd’en vouloir une ? Oui. Donc, Luculia est à Leiden. Oui. Avec un homme. C’est sûrement son mari. On arrête d’être une poupée\Naprès le mariage. Non, plus maintenant. Il paraît qu’on peut continuer\Naprès s’être mariée. Ah bon ? Les temps changent. Comment ça ? Je veux dire que la démission\Naprès le mariage n’est plus le seul choix\Npour une poupée. Une poupée doit démissionner\Nquand elle se marie ? Oui, jusqu’à très récemment. C’est ce que vous allez faire,\Ntoutes les deux ? Quoi ? Ce n’est pas exactement\Nma vocation, mais je rêve de devenir\Nla meilleure poupée du monde. Personnellement, j’aimerais devenir écrivaine. – Écrivaine…\N– Tu es sérieuse ? J’ai déjà écrit et présenté\Ndes nouvelles. Chacun sa vocation. Et toi, quelle est la tienne ? Ma vocation… Maître ! Je ne suis pas ton maître. C’est l’heure de retourner au travail. Mlle Taylor ! C’est vrai ? Oui. C’est la première fois\Nqu’on m’achète des habits. Vraiment ? Oui, l’orphelinat\Nn’a que des vieux habits. Je suis trop contente\Nd’avoir quelque chose à moi. J’y ferai très attention. Et à ça ! Je tiens beaucoup à ce nounours, aussi. C’est formidable d’avoir… quelque chose qu’on aime. Ma sœur devait me sécher les cheveux\Ncomme ça aussi. J’ai pratiquement tout oublié. « Voici un mot magique\Nqui te protégera. « Amy ». Il te suffit de le dire. » Mlle Taylor,\Npourquoi voulez-vous être postière ? Le maître m’a donné\Nla lettre de ma sœur. {\i1}J’ai pratiquement oublié\Ntout le temps {\i1}que j’ai passé avec ma sœur. {\i1}Mais j’ai toujours cette lettre. {\i1}Ma sœur est toujours là… {\i1}Grâce à cette chose\Nqui me la rappelle. C’est pour ça que\Nce que distribue le maître, c’est… du bonheur. Postière, c’est un métier formidable. Oui. Amy… Je veux être quelqu’un\Nqui distribue du bonheur. N’aimeriez-vous pas écrire\Nà votre sœur ? Mais je sais toujours pas lire et je sais pas quoi écrire. Mlle Taylor… Je suis une poupée. Puis-je vous aider ? Ma sœur sera heureuse\Nde la recevoir ? Vos sentiments seront bien transmis. Moi… Qu’y a-t-il ? Pourquoi me faire venir si tôt ? Elle retourne à l’orphelinat ? Non. Elle a une lettre à faire parvenir. Tu as écrit cette lettre ? Oui. Quelqu’un m’a appris à écrire. « Amy Bartlett. » Il n’y a pas d’adresse. On ne connaît pas l’adresse. Amy Bartlett a changé de nom pour Isabella York. Elle a intégré un pensionnat en tant qu’héritière des York. Mais elle a disparu\Naprès avoir fini ses études. N’est-elle pas ton amie ? Je lui ai écrit plusieurs fois, mais elle ne m’a jamais répondu. Elle s’est peut-être mariée\Nà un homme de la haute société. Mais l’identité de son mari\Nest un mystère. Est-ce que vous me demandez\Nde la chercher ? S’il te plaît. S’il te plaît… Maître. Je veux envoyer\Ncette lettre à ma sœur. Personne ne veut une lettre\Nqui ne peut pas être distribuée. En échange, j’ai une condition. Tu es là, comme je le pensais. Oui ? C’est bien de travailler dur, mais il faut se reposer, aussi. Merci. Quelle fatigue. Ah, au fait, tu as une lettre. Je l’ai trouvée. C’était ça, sa condition ? Oui. Sa précédente moto\Nétait trop vieille, de toute façon. Bon voyage, Taylor. Merci ! Allons-y. D’accord. Violet… Oui ? Merci. Violet. De rien. Bon voyage, Mlle Taylor. Que Dieu permette que ses sentiments\Nsoient entendus. {\i1}La Maison York ne voulait pas\Nque soit dévoilé {\i1}le passé de leur fille. {\i1}Mais c’est une famille prestigieuse {\i1}liée à la famille royale Drossel\Npar le sang. {\i1}Ils ne peuvent pas cacher leur fille\Néternellement. {\i1}Il nous faut chercher partout. {\i1}C’est ici ? Ce manoir appartient au comte Neville,\Ntout comme ces terres. Les villageois\Ncroisent souvent le comte, mais ils n’ont jamais vu la comtesse. J’ai appris d’un marchand\Nqui emprunte cette route que la comtesse, parfois, apparaît à cette porte\Nà cette heure-là. Milady… Vous avez du courrier. Une lettre pour moi ? C’est bien vous. Isabella, non… Amy Bartlett. Tenez. « Taylor Bartlett ». Est-ce vraiment elle ? « Moi… » {\i1}La sœur m’a dit que… {\i1}tu étais partie très loin {\i1}pour mon bien. {\i1}Tu m’as écrit\Nalors que nous étions si éloignées. {\i1}Donc… Moi… « Moi, Taylor Bartlett, je suis, pour Amy Bartlett… sa petite sœur. » Ma petite sœur. Coucou, Taylor. Grande sœur. C’est Violet qui m’a remis cette lettre. Est-ce vrai ? C’est formidable… Formidable… Grande sœur. Est-ce différent ? Elle sait déjà écrire ? Cette enfant est encore si jeune. J’écrirai des lettres à Taylor, aussi. Et à Violet. Pourrez-vous les leur transmettre ? Bien sûr. Quelqu’un d’autre viendra peut-être\Nvous rendre visite. Maître, tu as pleuré ? C’est toi qui as pleuré. Si, tu as pleuré. Ce que tu es agaçante. Dis. Tu tenais vraiment\Nà ne pas la voir ? Oui. Je veux devenir une grande postière,\Navant. Je lui remettrai la lettre moi-même. Alors, tu n’as pas abandonné. Bien sûr que non, les postiers… Nous distribuons… le bonheur. Pas vrai ? Amy. {\i1}Plus tard, Taylor Bartlett {\i1}sera adoptée\Npar la famille Evergarden {\i1}jusqu’à ce qu’elle atteigne\Nl’âge de travailler. {\i1}– Génial !\N– Trop belle ! {\i1}Je pense\Nqu’elle reviendra travailler ici. Vous avez du courrier. Attendez, jeune homme. Quoi ? Quand est-ce que\Nce grand bâtiment sera terminé ? Bientôt. Très bientôt. {\i1}Taylor !
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